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lundi 17 octobre 2011

Stop trading

Depuis le début de la "bear market rally" qui est en cours ces dernières semaines je suis 100% en cash en raison des importantes incertitudes concernant l'avenir. Je pourrais même dire que les incertitudes ont paradoxalement grandi les dernières semaines avec les nouvelles économiques mixtes ou même étonnamment bonnes, impliquant un pronostic meilleur de quelques milimètres  pour l'économie mondiale.

Oui, il semblerait que nous nous trouvons dans un véritable "soft-patch" de la reprise économique plutôt qu'en franche dégringolade en récession. Si récession il y a, ce serait à cause des anticipations craintives de tout le monde autour de la mauvaise dette européenne.

Comme j'ai déjà eu l'occasion de figurer dans des posts précédents, les mouvements des marchés semblent de plus en plus un simple miroir des interventions étatistes en Europe et en outre-Atlantique.

Investir pour espérer que les politiques vont "prendre les bonnes décisions" est tout sauf raisonnable, raison pour laquelle je reste en attente.

lundi 19 septembre 2011

Politique et marchés, ou le casino politique de Wall Street

Les dernières semaines les mouvements sur les marchés financiers sont dirigés non par des chiffres reflétant l'état de l'économie, mais par des discours. Celui-ci a dit, l'autre a promis, le troisième a suggéré.
Des avis, des engagements et des débats.

On se croirait dans un casino où on ne mise pas sur le noir ou le rouge, mais sur des décisions politiques d'imprimer plus d'argent, de réglementer ci ou ça.

Encore aujourd'hui, sur CNBC je trouve en première page les commentaires comment les marchés cette semaine seront très probablement dirigés par les espoirs ou par les doutes de nouvelle intervention du Fed..

mercredi 17 août 2011

L'economie mondiale, on progresse lentement, ce qui nous empêche de percevoir le sens de l'avancement

Demain on aura l'avantage d'apprendre comment les débâcles financières récentes dans les économies développées vont être reflétées dans les indicateurs du chômage et de la confiance des consommateurs américains.

Je dis ceci en pensant à la théorie de la réflexivité de George Soros, un model que j'aime bien car je trouve qu'il s'avère juste en ce qui concerne les facteurs-précipitateurs des booms & bursts des cycles économiques.

En résumé, selon Soros les marchés ne sont pas totalement efficients et ont la tendance générale à exagérer leur mouvements suivant le trend réel, mais d'une manière extrême. Le concept d'efficience des marchés suppose que toute l'information disponible à un moment donné, ainsi que l'incertitude par rapport aux trends économiques sont "priced-in" en tout moment et les fluctuations des marchés reflètent simplement les nouvelles informations et les probabilités de développements futurs. Soros entend que ce mouvement est réciproque, que non seulement les marchés ne sont pas totalement efficients à cause de leur tendance à l'exagération des mouvements, mais les attentes des participants des marchés financières ont également une influence sur l'économie réelle. En effet, très souvent on remarque 2-3 semaines après une correction des indexes des actions une "baisse de la confiance des consommateurs".
Une bonne question à se poser en ces moments là est: qui sont ces consommateurs dont la confiance est à la baisse? Vous, moi et n'importe qui d'autre. Aux Etats Unis et partout ailleurs dans le monde nos caisses de retraite investissent dans les marchés financières pour "faire fructifier" notre épargne. Plein de gens professionnellement non-impliqués dans la sphère financière investissent en des fonds de placement et dans d'autres instruments financiers variés. Les patrons d'entreprise, les managers des ressources humaines, les économistes, les gens qui aiment la politique- tout ce monde a des attentes envers l'économie en y participant activement en modifiant ces priorités, ces projets pour l'avenir proche en fonction du feed-back des marchés.
Inévitablement, dès qu'on commence tous à répéter le mot-magique "Recession, récession" et la récession arrive.

Pour ceux qui ces raisonnements semblent intéressant et surtout pour ceux qui les trouvent réductionnistes, exagérés ou faux, je conseille ce livre vraiment pas cher et très instructif:



dimanche 7 août 2011

Franc Suisse fort, contre-mésures et conséquences

La Banque Nationale Suisse a baissé il y a quatre jours le taux de référence à 0-0.25% pour contre-carrer la surévaluation du CHF, en augmentant parallèlement les liquidités sur le marché monétaire.

Les mesures monétaires visant l'augmentation de la monnaie en circulation risquent dans une période de reprise économique d'induire des pressions inflationnistes. Cependant, les conditions économiques européennes actuelles vont permettre d'équilibrer cette tendance, "en important" un peu de déflation, tendance qui sera ressentie de plus en plus suite aux mesures d'austérité financière dans les pays européens.

Un autre aspect m'intéresse beaucoup plus, celui de l'évolution des prix de l'immobilier en Suisse. Selon l'index de bulle immobilière de UBS, l'immobilier suisse se trouve en plein boom et risque de plus en plus d'entrer dans la zone de correction des prix de l'immobilier.

Cette tendance devrait s'aggraver avec l'inondation du système monétaire par des liquidités par la stratégie de BNS visant la réduction de la force du franc contre le dollar et l'euro. Les liquidités "libres" dans le système vont contribuer à l'enflure des bulles partout où des conditions financières REELLES d'une hausse des prix existent.

L'immobilier me semble le premier candidat de cette hausse des prix. Le franc suisse restera une valeur-réfuge. Et investir dans le franc suisse peut être réalisé de différents manières. Le faire sur les marchés monétaires est la plus simple et la BNS va contrer cette tendance. Cependant, investir dans l'immobilier suisse est également une manière de profiter de la stabilité du franc dans un moment, où le dollar et l'euro s'écroulent. Et les investisseurs internationaux le savent.

La constance et la vigeur de la reprise économique mondiale semble tout sauf certaine en ces temps là et si les incertitudes contribuent à un ralentissement économique, nous allons observer une dé-corrélation de plus en plus visible entre les revenus des ménages et les prix des logements.
Jusqu'au moment où les choses commencent à se corriger par elles-même.

dimanche 26 juin 2011

Pronostics sur les marchés juin-août 2011

Je tiens à préciser qu'il s'agit de mes pronostics, il ne s'agit pas d'encourager des stratégies d'achat ou de vente des actifs mobiliers.

Deux préoccupations financières majeures et une économique. J'y vais dans l'ordre.

1. La Grèce va accepter les mesures d'austérité sévères et va recevoir les milliards qui lui permettront de souffler jusque 2013-14. Après: restructuration de la dette. Les deux me semblent inévitables.

2. Les Etats-Unis vont remonter les limites de la dette et la boule de neige continuera de grandir, mais on se dira rassuré car à moindre vitesse. Les mesures keinsiennes de dépenses gouvernementales n'ont pas crée énormément d'emplois et maintenant tout le monde se dit qu'il est temps d'arrêter cette folie.

3. Le soft-patch de l'économie américaine en est justement un, combinaison de facteurs:

-prix du pétrole spéculativement gonflé
-anticipation de la fin de QE2 en juillet
-anticipation de point 2. de notre liste
-craintes d'une stagflation
-catastrophe au Japon qui a provoqué une crise psychologique autour des sources d'énergie et baisse de la commerce internationale
-resserrement financier en Chine et anticipation de tels mouvements dans le reste des marchés émergents
- anticipation d'Armagedon financier au risque d'écroulement de l'euro

Pas mal de facteurs négatifs au même moment, hmmm. Selon moi, étant donné la résolution de 1 et 2,  retour de la reprise économique en automne.

Maintenant, pronostics du marché.

4. La pétrole va fluctuer entre 95 et 85$ avant de revenir vers son intrinsic value de 80 $ pb, raison pour laquelle j'évite les investissements en pétrole!
5. L'or est méga-cher, c'est une bulle, si encore des mouvements inflationnistes anticipés- va augmenter jusque 1600$, j'attends pour le short-seller avec le plus grand plaisir, mais je ne sais pas quand le moment viendra. Certainement, lorsque on l'attend le moins!

Comme vous avez vu de 4 et 5, je suis loin d'être LONG par rapport au pétrole et l'or.

6. La semaine prochaine va laisser les indexes dans le rouge en raison des émotions, engendrées par les démonstrations en Grèce et le vacillement du gouvernement grec(qui est en majorité à 5 députés près dans le Parlement!!). Après, fluctuation de Dow Jones entre 11 600 et 12 100 pendant quelques semaines, le temps qu'on ait une certitude par rapport à point 2.

7. Dow Jones à 12 400 en aout 2011.

Le retour, ma nouvelle stratégie de placement

Me voici de nouveau là, en train de décrire mes expériences depuis mon dernier message, ceci permettrait à vous, les chers lecteurs de ce blog, de vivre l'interruption de plusieurs semaines en tant que des vacances plutôt que comme une rupture.

En résumé, peut avant que les marchés commencent leur descente, j'ai vendu toutes mes actions devant l'appréhension d'une chute inévitable qui a finalement eu lieu.

J'ai eu l'occasion de réfléchir sur ma stratégie de placement et je suis arrivé à quelques conclusions que je tiens à partager.

1. Les risques des placements en actions en dépassent presque toujours les bénéfices. Depuis plusieurs mois j'ai pu réaliser certains gains, toujours en assumant de risques énormes, une volatilité accrue et par conséquent, une insécurité financière tout à fait compréhensible.

2. Le risque principal de l'investissement en actions ne provient pas tellement de leur volatilité, mais des liquidités qui restent "bloqués" dans un investissement, même lors de légères perte ou gains, le fameux "liquidity risk" qui est d'autant plus grand que le marché est volatile.

Je m'explique par un exemple, disons que vous avez 10k investis en actions, après 6 mois de fluctuations vous calculez une performance d'environ 7% et en êtes très fiers. Supposons qu'il s'agit de la totalité des fonds que vous souhaitez voir investis, c'est à dire, votre portfolio compte 100% en actions et 0% en liquidités.
Maintenant les indexes principaux commencent à descendre avec sur le fond des craintes pour la fragilité de la reprise économique. Disons qu'il n'existe pas d'indicateur économique qui pourrait rassurer les marchés en une nuit et vous prévoyez que la volatilité reste accrue durant les quelques mois qui suivent. Le fait désagréable est que votre portfolio vient de perdre tous les bénéfices accumulés en 6 mois de hauts et bas, beaucoup de temps et réflexion de votre part risque de se voir non-rémunéré. En plus, avec les actions vous risquez de tout perdre théoriquement, on est d'accord que c'est une perspective rarement réalisée, mais ceci contribue à la pression de prendre une décisions maintenant et d'agir.

Vous faites quoi? 3 scénarios pour le "equity investor":

-A) Vous ne faites rien. Enfin, vu de l'extérieur. A l'intérieur vous passez un moment difficile. Vous craignez des pertes des fonds investis. Vous vous dites, "ce n'est qu'un moment difficile, ça passera et mes fonds retrouveront leur forme d'auparavant". Et vous avez raison. Par rapport à cette PETITE partie de la réalité de vos investissements au moins vous avez raison. Maintenant qu'est ce qui en est du reste de la réalité de vos investissements? Vous vous posez la question de combien de temps il faudra attendre pour que votre portfolio retrouve sa vigueur d'avant? Encore six mois pour retrouver sa forme et encore six mois pour être en bénéfice? Eh oui, les six mois précédents se sont avérés de temps perdu pour votre portfolio. Vos réflexions, craintes et les risques que vous avez pris se sont avéré totalement gratuits et l'énergie que vous avez perdu à rejoint le reste de l'entropie indifférenciée de la nature.
Un autre souci c'est la capitalisation de votre portfolio. D'autres actions que vous suiviez depuis six mois ont subi une chute énorme de valeur et vous êtes verts d'envie de les acheter. Mais avec quoi, vous êtes à 0% liquidité. Disons le, avec cette attitude vous ne pouvez pas profiter de cette correction. Vous ne pouvez qu'espérer..

-B) Vous vendez à Stop Loss. Et vous ne perdez rien. Sauf six mois d'inquiétudes et d'efforts(=vous avez travaillé dans un job non-rémunéré)..

-C) Vous achetez. Encore les mêmes actions. Elles rebondissent en fluctuant pendant encore une semaine, temps pendant lequel vous vous félicitez de votre bon sens. Par la suite elle subissent des pertes d'encore 5-6% et vous n'osez plus rien faire, vos 10k sont devenus 9k et vous ne souhaitez pas réaliser des pertes ou comme dirait B.Graham "ne pas vendre pour l'unique raison que les marchés sont descendus". Et vous relisez ces nobles vérités en espérant que la suite ne soit pas trop douloureuse..

3. Les risques dont on parle souvent en théorie ne se résument pas simplement en des fluctuations des cours des actions. Il s'agit de probabilité de perte, comme de probabilité de non-bénéfice de "life time opportunities".

Suite à ces réflexions j'ai totalement reconsidéré ma stratégie et ai défini une nouvelle.

Elle est simple, MAITRISER LES RISQUES.
 C'est tout. Je pense atteindre mes objectifs en employant uniquement des produits dérivés dans mon portfolio. Zéro action ou obligation. Zéro fond de placement.

Seulement des options, mini-futures, ETFs, produits structurés.

Depuis deux mois bientôt je suis abonné à un service de conseil de brokerage sur un portfolio en options et les pertes subies sont largement au dessous des 10% suite à la chute de la bourse. Elle sont même presque à 0%, alors je peux dire que je surperforme le marché :)

En plus, les 60% de liquidités me permettront de bénéficier des opportunités d'achat lorsque c'est le moment.

Du coup, désormais avec les prognostics sur l'évolution des marchés, vous aurez la possibilité de lire de matériel sur la théorie des dérivés.

Mon blog deviendra un blog-hight-tech financier comme mon protfolio.

lundi 17 janvier 2011

Fatigue des marchés et correction


Depuis la deuxième semaine de l'année nous assistons à des sessions des marchés de plus en plus plates, ce qui est traduit par certains comme une "Bull's fatigue" et ils abondent des commentaires d'une correction imminente qu'on se permet même d'estimer à environ 5%.

Toutes ces considérations ainsi que ce qui suit ne relève bien entendu que de la plus pure spéculation. Il me semble tout de même opportun de faire quelques commentaires sur les trends des marchés puisque c'est bien dans la cible de mon blog.

Depuis le mois de septembre 2010 Dow Jones a progressé de 18% environ, une progression tout à fait remarquable.
(Source: www.bloomberg.com)

Pour expliquer comment on en est arrivé là il conviendrait de nous rappeler quel était notre état d'esprit lorsque le DJIA était à 10k.
Les experts n'étaient de loin pas convaincus en la persistance du trend de la reprise économique mondiale, de graves incertitudes frôlaient l'esprit lorsqu'on regardait les chiffres du marché de l'emploi américain et les deux scénario-catastrophe: 1) Celui d'une croissance presque inexistante en L-trend "japanese style" et 2) Effondrement de la zone-euro, étaient juste trop probables pour que les investisseurs se sentent en confiance.
En plus, ces scénarios étaient intégrés dans les appréciations des actions.

Depuis, la confiance est progressivement revenue dans les marchés et les deux scénarios horribles, malgré leur réalisme, ont diminué en probabilité statistique grâce à des facteurs que je ne vais pas discuter ici.

Ainsi, la hausse des indexes reflète ce phénomène, mais les valuations restent toujours intéressantes, on le constate facilement en regardant les ratios PER et PEG de certaines actions, par exemple Ford Motors ou Goldman Sachs.

Comme le lecteur régulier de ce blog l'aurait remarqué, j'ai une prédilection particulière envers les marchés émergents qui fournissent des exemples encore plus flagrants, où on peut observer des PER de 5.43 et PEG de 0.27.

Je pense qu'actuellement la correction est en train d'avoir lieu et s'exprime par le trend plat, une véritable baisse de 5% m'étonnerait, étant donné les valuations qui sont en fait déviantes vers la baisse.

Le trend pour la reste de 2011 devrait justement apporter une correction vers la hausse.
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